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La fiscalité du non-résident

L’IFI du non-résident : seuil de 1,3 million, assiette française, dettes déductibles, barème et déclaration

L’impôt sur la fortune immobilière concerne un non-résident dès que la valeur nette de ses biens situés en France dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier. Seul l’immobilier français compte, net des dettes qui le financent ; le barème s’applique ensuite dès 800 000 euros. Ce dossier explique qui est concerné, comment s’évalue l’assiette, quelles dettes se déduisent, comment déclarer depuis l’étranger, et le rôle de la convention fiscale de votre pays.

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Nice, Côte d’Azur

Par Jean Mascla, fondateur de Home Select Mis à jour le · 7 min de lecture

Pourquoi l’IFI touche-t-il les propriétaires domiciliés à l’étranger ?

La logique de l’impôt est territoriale. Un contribuable domicilié en France y est imposé sur l’ensemble de son patrimoine immobilier, où qu’il se trouve. Un contribuable domicilié hors de France n’est imposé que sur son immobilier français : peu importent votre nationalité, la durée de vos séjours ou la devise de vos revenus, le rattachement qui compte est le domicile fiscal. C’est d’ailleurs ce même critère qui organise vos obligations déclaratives de revenus en France.

Le déclenchement de l’impôt obéit à un seuil légal, qu’aucun article générique ne peut chiffrer à votre place. Ce seuil s’apprécie au niveau du foyer selon les règles applicables à votre situation, d’abord sur la valeur brute de l’actif immobilier français, puis le calcul de l’impôt s’effectue sur la valeur nette, après prise en compte des dettes déductibles dans les conditions prévues. Deux conséquences pratiques en découlent : estimer son patrimoine chaque année plutôt qu’une fois pour toutes, et documenter la valeur des biens et des dettes au fil de l’eau, car c’est ce dossier qui permettra la déclaration le jour venu.

Que met-on dans l’assiette : biens, parts, dettes ?

Trois familles d’éléments composent l’assiette. Les biens détenus directement, d’abord : tout immobilier situé en France, appartement, maison, terrain, parking ou local, quel que soit son usage, occupé par vous, loué ou vacant, entre pour sa valeur vénale appréciée selon les règles en vigueur. Les parts de sociétés, ensuite : des mécanismes spécifiques font entrer dans l’assiette tout ou partie des droits que vous détenez dans des sociétés dont l’actif est composé d’immobilier, selon des règles qui diffèrent notamment selon que la société est ou non soumise à l’impôt sur les sociétés. Les dettes, enfin : certaines se déduisent de l’assiette, emprunts contractés pour l’acquisition ou dépenses engagées pour la réparation et l’amélioration du bien, à des conditions strictes d’existence, d’échéance et de rattachement ; en présence de parts de sociétés, les déductions obéissent à des règles distinctes.

La valeur retenue mérite un mot. Elle s’apprécie selon les règles en vigueur, à partir de références de marché, et se prépare : des éléments de comparaison datés, un dossier de valeur par bien, voire une évaluation professionnelle pour les actifs atypiques, constituent la meilleure défense en cas de contrôle. Pour les parts de sociétés, la valeur suit les règles propres à la société, qui ne se confondent pas avec la valeur des biens qu’elle détient. Ces distinctions comptent : ce sont elles qui font varier l’assiette, bien avant tout débat sur le détail des règles.

Le tableau suivant résume les grandes notions et ce qu’elles supposent de trancher avec un conseil.

NotionTraitement indicatifÀ trancher avec un conseil
Bien détenu directementEntre dans l’assiette pour sa valeur vénaleValorisation, notamment en cas d’indivision ou de démembrement
Parts de société à actif immobilierEntrée dans l’assiette selon les règles applicables à la sociétéNature de la société et part de l’actif immobilier
Dettes et chargesDéductibles sous conditions strictesRéalité, échéance et rattachement de chaque dette
Bien professionnelHors assiette si les conditions sont rempliesCaractère professionnel au sens des textes
Abattement de résidence principalePrévu par les règles pour la résidence principaleQualification, rarement compatible avec un domicile fiscal à l’étranger

Quels biens peuvent sortir de l’assiette ?

L’exonération la plus structurante concerne les biens professionnels : les immeubles qualifiés de professionnels par les textes sortent de l’assiette lorsque les conditions sont remplies, notamment quand le bien est affecté à l’activité du propriétaire ou d’une société qui l’exploite. Cette qualification suit des règles précises d’affectation et d’exercice : elle se prépare en amont, rarement après coup.

D’autres mécanismes jouent selon la nature des détentions : abattements prévus par les règles sur certaines catégories de biens, traitement propre aux droits démembrés, l’usufruit et la nue-propriété étant répartis entre leurs titulaires selon des règles dédiées. Enfin, la localisation tranche : seul l’immobilier français entre dans l’assiette du non-résident, ce qui rend le rattachement de chaque bien, et de chaque part de société, décisif. Aucune de ces portes ne s’ouvre sans examen : c’est le travail d’un conseil fiscal partenaire, qui confronte vos détentions aux conditions réelles, année après année.

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Nice, Côte d’Azur

Comment déclarer et payer l’IFI depuis l’étranger ?

La déclaration s’effectue avec la déclaration de revenus, selon les modalités en vigueur pour les contribuables domiciliés hors de France : un même formulaire réunit les deux volets, et les échéances s’alignent sur celles de votre déclaration annuelle française, à confirmer chaque année auprès de votre conseil ou de l’administration. La déclaration décrit le patrimoine détenu au premier janvier : nature des biens, valeurs retenues, dettes déduites, avec leurs justificatifs conservés au dossier.

Préparez cette échéance comme une revue annuelle de patrimoine : au moment de la déclaration de revenus, relevez les changements de l’année, acquisitions, cessions, travaux achevés, remboursements d’emprunt, et mettez à jour le dossier de valeurs. Cette habitude transforme une contrainte déclarative en instrument de pilotage : vous savez chaque année où en est votre patrimoine français, et ce que l’année suivante changera.

Le paiement s’organise à distance, idéalement par prélèvement depuis un compte capable d’être débité en euros : notre guide ouvrir un compte bancaire non-résident aide à structurer ce compte pour l’ensemble des prélèvements français, IFI, taxes locales et impôt sur les revenus. En cas d’erreur dans la déclaration, dans un sens comme dans l’autre, la réponse est documentaire avant d’être contentieuse : une déclaration rectificative ou une réclamation suit les voies de droit commun, et un conseil fiscal partenaire sait orienter cette marche.

Comment la convention fiscale joue-t-elle avec l’IFI ?

Les conventions fiscales reconnaissent en général à la France le droit d’imposer l’immobilier situé sur son sol : l’IFI reste donc dû en France, même lorsque votre pays de résidence prélève par ailleurs sa propre taxe sur le patrimoine. La convention organise alors la coexistence selon sa méthode, exemption ou imputation, et cette méthode change le coût final de l’impôt pour vous.

Un patrimoine immobilier est un ensemble vivant : acquisitions, travaux et changements de résidence en modifient sans cesse le profil fiscal.

Ce que Home Select organise autour de l’IFI

L’IFI se regarde avant d’acheter, quand le prix visé approche ou dépasse le seuil : la part financée par un prêt, la détention en direct ou par une société civile, le nombre de biens déjà détenus en France changent l’impôt annuel. Votre chasseur Home Select pose la question au cadrage et l’inscrit au budget de détention, à côté des taxes locales.

Nous vous présentons un conseil fiscal habitué aux non-résidents, qui évalue l’assiette, applique la convention de votre pays et dépose la déclaration avec vos revenus. L’évaluation et la déclaration relèvent de lui, sous sa responsabilité : notre rôle est que vous sachiez, avant de signer, ce que le bien vous coûtera chaque année.

Questions fréquentes

L’IFI s’applique-t-il à tout propriétaire non-résident ?

Non : l’impôt ne se déclenche qu’au-delà d’un seuil légal, apprécié selon les règles sur l’actif brut puis l’actif net. Seuls vos chiffres personnels tranchent, avec un conseil fiscal partenaire.

Mes parts de sociétés civiles entrent-elles dans l’assiette ?

Selon les règles applicables à la société et à la part de son actif composée d’immobilier : le mécanisme diffère selon que la société est ou non soumise à l’impôt sur les sociétés. C’est une vérification à conduire avec un conseil.

Où trouver les règles applicables à mon pays de résidence ?

Nos guides par pays de résidence reprennent l’articulation entre l’IFI et la convention fiscale de chaque pays, avant l’arbitrage final avec un conseil fiscal partenaire.

Pourquoi l’IFI touche-t-il les propriétaires domiciliés à l’étranger ?

La logique de l’impôt est territoriale. Un contribuable domicilié en France y est imposé sur l’ensemble de son patrimoine immobilier, où qu’il se trouve. Un contribuable domicilié hors de France n’est imposé que sur son immobilier français : peu importent votre nationalité, la durée de vos séjours ou la devise de vos revenus, le rattachement qui compte est le domicile fiscal. C’est d’ailleurs ce même critère qui organise vos obligations déclaratives de revenus en France.

Que met-on dans l’assiette : biens, parts, dettes ?

Trois familles d’éléments composent l’assiette. Les biens détenus directement, d’abord : tout immobilier situé en France, appartement, maison, terrain, parking ou local, quel que soit son usage, occupé par vous, loué ou vacant, entre pour sa valeur vénale appréciée selon les règles en vigueur. Les parts de sociétés, ensuite : des mécanismes spécifiques font entrer dans l’assiette tout ou partie des droits que vous détenez dans des sociétés dont l’actif est composé d’immobilier, selon des règles qui diffèrent notamment selon que la société est ou non soumise à l’impôt sur les sociétés. Les dettes, enfin : certaines se déduisent de l’assiette, emprunts contractés pour l’acquisition ou dépenses engagées pour la réparation et l’amélioration du bien, à des conditions strictes d’existence, d’échéance et de rattachement ; en présence de parts de sociétés, les déductions obéissent à des règles distinctes.

Quels biens peuvent sortir de l’assiette ?

L’exonération la plus structurante concerne les biens professionnels : les immeubles qualifiés de professionnels par les textes sortent de l’assiette lorsque les conditions sont remplies, notamment quand le bien est affecté à l’activité du propriétaire ou d’une société qui l’exploite. Cette qualification suit des règles précises d’affectation et d’exercice : elle se prépare en amont, rarement après coup.

Vous préparez un achat en France depuis l’étranger, ou vous y possédez déjà un bien ? Décrivez votre situation : un chasseur Home Select vous répond sous 24 h ouvrées, et le dossier commence par les partenaires qu’il faut, dans l’ordre.

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