En 2025, 197 ventes ont été enregistrées à Uzès : de quoi choisir, jamais assez pour les plus belles adresses.
Après +20 % depuis 2021, la dernière année marque la pause (-1 %) : de quoi négocier, pas de quoi s’inquiéter.
Les ventes s’y étalent de 2 000 €/m² à 4 900 €/m² : l’adresse et l’état font le prix.
Le marché uzétien est petit et fermé, et c’est sa nature : quelques hôtels particuliers des 17e et 18e siècles autour du château des ducs, des maisons de village dans les ruelles médiévales, des mas dans la campagne de l’Uzège. La clientèle internationale, anglo-saxonne et néerlandaise d’abord, y installe un niveau élevé pour le Gard, et l’essentiel des ventes se traite sans annonce : le notaire, le voisin et le bouche à oreille font le marché.
La rareté vient du dessin même de la ville : le centre ancien ne compte qu’un nombre limité de portes, et chacune se vend cher quand elle se vend. La pierre réclame une restauration respectueuse, charpentes et enduits compris, sous les règles de la ville d’art et d’histoire. Autour, les mas de l’Uzège offrent la campagne, la pierre sèche et les vignes, à condition d’accepter les travaux et l’entretien qu’un domaine demande à l’année.
Pour un acquéreur, Uzès se joue sur la patience : la bonne adresse arrive avant la bonne annonce, et le réseau pèse plus que le budget. Les écarts sont forts entre une maison remisée et un hôtel particulier restauré au goût du jour, et la frontière passe souvent à l’intérieur d’un même immeuble, entre l’étage rénové et le rez-de-chaussée dans son jus. C’est un marché qui se lit sur place, lentement, verre en main sur la place.
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