En 2025, 703 ventes ont été enregistrées à Aix-les-Bains : de quoi choisir, jamais assez pour les plus belles adresses.
Après +6 % depuis 2021, la dernière année marque la pause (-3 %) : de quoi négocier, pas de quoi s’inquiéter.
Les ventes s’y étalent de 2 600 €/m² à 5 700 €/m² : l’adresse et l’état font le prix.
Aix-les-Bains est un marché de ville d’eau à deux visages : un vaste parc Belle Époque hérité du grand âge thermal, dont une bonne part attend sa réhabilitation, et une poussée douce mais continue des valeurs. La demande vient de Lyon, à une heure et demie, et de la frontière genevoise, à environ une heure : des actifs qui veulent le lac et la gare, des familles qui veulent les écoles et l’eau le week-end. Cette clientèle tient le marché à l’année, hors pointe estivale.
La vue est ici un marché en soi. Les rives du Bourget sont protégées : la construction ne s’y fait pas, et la vue se lit depuis les belvédères, surtout à Tresserve et sur les hauteurs. Quand une villa ou un étage avec vue se libèrent, ils se traitent vite, souvent hors annonce. Le centre, lui, se juge sur son bâti : immeubles nobles du quartier des thermes et du Grand Port, charges et ravalements à expertiser, mais un potentiel de réhabilitation que peu de villes de cette taille offrent encore.
Le point de vigilance est la copropriété ancienne : cages d’escalier nobles mais ascenseurs fatigués, toitures vastes, décors à protéger, étiquettes énergie sévères. Dans un même immeuble, un étage remarquable et une petite surface sans valeur après travaux peuvent cohabiter : l’écart se joue bâtiment par bâtiment et se vérifie dans les procès-verbaux plutôt que dans les annonces. C’est une ville où le bon achat se prépare, dossier en main.
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