En 2025, 53 ventes ont été enregistrées à Gordes : de quoi choisir, jamais assez pour les plus belles adresses.
Après +5 % depuis 2021, la dernière année marque la pause (-20 %) : de quoi négocier, pas de quoi s’inquiéter.
Entre Cavaillon et Caumont-sur-Durance et Goult et Joucas, l’écart de médiane atteint +96 % : le quartier fait le prix autant que la surface.
À Gordes, le marché se compte en main courante : très peu de biens s’affichent, et les plus beaux mas de pierre sèche changent de mains entre initiés, souvent étrangers, avant toute publication. Le village perché, classé parmi les plus beaux villages de France, entretient cette rareté : quelques dizaines de maisons seulement, adossées au château, autour de ruelles caladées. L’acquéreur qui attend une annonce attend, en général, trop tard.
La demande est internationale et exigeante : Américains, Belges et Néerlandais ont installé ici un standard de restauration, la pierre à nu, les menuiseries et les terrasses restituées dans les règles. Les hameaux des Imberts et du Sauvan concentrent l’essentiel de l’offre réelle : mas en pente, murs de soutènement, vallons fermés. Ce qui se vend, c’est une pièce de patrimoine restaurée, pas une surface à reprendre : l’écart entre les deux se creuse chaque année.
Coustellet, dans la plaine voisine, sert de repère : le marché s’y tient, et les biens y circulent plus visiblement que sur les coteaux. Les distances dessinent la carte : Avignon et son TGV à environ 45 minutes, Cavaillon et sa gare à 20, Paris à 2 h 40 de rail. Le calme du vallon de Sénanque se paie en trajets, la plaine en horizons : chaque secteur demande une lecture propre, et c’est un marché de géographes plus que de catalogues.
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