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Où acheter en France

Quelle région de France pour un acheteur britannique ? Manche, Sud-Ouest, Méditerranée, Alpes, comparées

Les Britanniques achètent en France depuis un demi-siècle, et le Brexit n’a pas changé leur droit d’acheter : il a changé leur façon d’y séjourner, de s’y financer et d’y transmettre. Ce dossier compare les régions qu’ils choisissent, avec les prix réels des ventes enregistrées, puis dit ce qu’un acquéreur qui vit outre-Manche doit régler avant de signer.

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Bretagne - Saint-Malo - La ville close vue du ciel

Par Jean Mascla, fondateur de Home Select Mis à jour le · 11 min de lecture

Ce qui a changé pour un acheteur britannique depuis le Brexit

Rien pour l’achat lui-même : le droit français de la vente ne distingue pas les nationalités, et un ressortissant britannique achète un appartement, une maison ou un château aux mêmes conditions qu’un Français. Trois choses ont changé. Le séjour, d’abord : sans visa, un Britannique passe 90 jours au plus sur toute période de 180 dans l’espace Schengen, France comprise ; au-delà, il demande un visa de long séjour, le visa visiteur pour une résidence secondaire occupée plusieurs mois par an. Les passages aux frontières sont désormais enregistrés par le système européen d’entrée et de sortie, et une autorisation de voyage électronique est annoncée.

Le financement, ensuite : une banque française prête toujours à un résident britannique, avec plus d’apport, plus de pièces et une décote sur les revenus en livres. La fiscalité, enfin : la convention franco-britannique continue d’éviter la double imposition, les revenus et la plus-value d’un bien français restent imposés en France, et un résident britannique affilié à la sécurité sociale de son pays bénéficie, sur justificatif, du prélèvement de solidarité de 7,5 % à la place des 17,2 % de prélèvements sociaux lors de la revente. Le dossier Acheter en France depuis le Royaume-Uni détaille chacun de ces points.

La Manche : Bretagne, Normandie, Côte d’Opale

Les régions les plus proches du Royaume-Uni gardent leurs fidèles : on y vient en voiture par les ferries, on y revient souvent, on y reste à l’année. La Bretagne vend des maisons de granit face à la mer et des longères dans les terres ; la Normandie ses manoirs, ses villas de Deauville et ses maisons de Honfleur ; la Côte d’Opale ses villas du Touquet. Les prix réels des ventes enregistrées donnent l’échelle : 4 400 €/m² pour une maison à Saint-Malo, 4 700 €/m² à Dinard, 6 200 €/m² à Deauville, 8 900 €/m² au Touquet (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026).

  • Pour qui : les acquéreurs qui viendront souvent, en voiture, avec les animaux, et veulent une maison habitable toute l’année.
  • Les biens : maisons de pêcheurs et villas balnéaires sur la côte, longères et manoirs dans les terres, appartements de front de mer à Dinard et à Deauville.
  • Les pièges : la loi littoral qui fige les extensions, l’assainissement individuel à vérifier dans les terres, l’humidité des maisons anciennes, la taxe d’habitation majorée dans les communes balnéaires.

Le guide de la Bretagne, celui de la Normandie et celui de la Côte d’Opale comparent les villes une à une.

Le Sud-Ouest rural : Dordogne, Charente, Lot

C’est la France des Britanniques par excellence, celle des maisons de pierre blonde, des fermes restaurées et des villages de bastides, où une communauté installée depuis les années 1990 a ses commerces, ses associations et ses artisans anglophones. Les prix y restent les plus doux des régions de ce dossier, et le choix des maisons de caractère y est le plus large ; en contrepartie, un bien isolé se revend plus lentement, et l’accès dépend des aéroports régionaux et de leurs liaisons saisonnières.

  • Pour qui : les acquéreurs qui veulent de l’espace, un jardin, une dépendance, une vie de village, et acceptent la voiture pour tout.
  • Les biens : maisons de maître, fermes et granges restaurées, moulins, petits châteaux et manoirs, dont le guide des châteaux et celui des maisons de caractère décrivent les règles.
  • Les pièges : les toitures et les charpentes, l’assainissement, les servitudes de passage, les travaux à distance, et un marché de revente plus étroit que sur les côtes.

Le Sud-Ouest océanique : Bordeaux, Arcachon, Pays basque

Entre les vignes et l’océan, le Pays basque et la Côte atlantique attirent les Britanniques qui veulent une ville vivante et une plage : Bordeaux et ses échoppes, Arcachon et le Cap Ferret, Biarritz et sa côte de surf. Les prix réels : 4 100 €/m² pour un appartement à Bordeaux, 8 000 €/m² pour une maison à Arcachon, 7 900 €/m² à Biarritz (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026).

  • Pour qui : les acquéreurs actifs ou récemment retraités, qui veulent une ville, l’océan et des vols directs.
  • Les biens : échoppes et hôtels particuliers à Bordeaux, villas de la Ville d’Hiver à Arcachon, maisons néo-basques et appartements de front de mer à Biarritz.
  • Les pièges : la loi littoral et l’érosion du trait de côte sur le bassin et la côte landaise, les copropriétés anciennes de Biarritz, la taxe d’habitation majorée.

Le guide du Pays basque et celui de la Côte atlantique détaillent chaque station.

Le Sud méditerranéen : Provence, Côte d’Azur, Languedoc

Le Sud est le choix de ceux qui veulent le soleil d’hiver et une vie internationale. La Côte d’Azur aligne les marchés les plus chers du dossier, 4 900 €/m² pour un appartement à Nice et 6 800 €/m² pour une maison à Antibes ; la Provence offre les bastides du pays d’Aix, 6 000 €/m² pour une maison à Aix-en-Provence, et les villages du Luberon ; le Languedoc, de Uzès, 3 800 €/m² pour une maison, à Montpellier, reste le Sud le plus abordable (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026).

  • Pour qui : les acquéreurs qui viendront à toute saison, par avion, et veulent une communauté internationale, des écoles et des hôpitaux.
  • Les biens : appartements bourgeois et villas avec vue sur la Côte d’Azur, bastides et mas en Provence, maisons de village et hôtels particuliers dans le Languedoc.
  • Les pièges : le risque incendie et le débroussaillement obligatoire, l’eau et les forages, les copropriétés de bord de mer, les biens hors marché qui se vendent sans annonce.

Les guides de la Côte d’Azur, de la Provence et du Languedoc comparent les villes et les villages.

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Les Alpes et les lacs : le ski, et l’été

Les stations françaises reçoivent chaque hiver une clientèle britannique fidèle, et une part d’entre elle achète : un appartement à Chamonix, 10 000 €/m² ; à Megève, 9 400 €/m² ; à Courchevel, 11 800 €/m² ; ou, pour vivre à l’année, à Annecy, 5 100 €/m² (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026). Les Alpes se sont aussi ouvertes à l’été, ce qui change la revente et l’usage.

  • Pour qui : les skieurs qui veulent un bien à eux plutôt qu’une location chaque hiver, et les familles qui cherchent un lac l’été.
  • Les biens : appartements de résidence de standing, chalets anciens à rénover, chalets neufs en VEFA.
  • Les pièges : les copropriétés de montagne et leurs charges, les meublés de tourisme encadrés, les foyers ouverts interdits dans la vallée de l’Arve, l’exposition et l’altitude qui font le prix.

Le guide de l’achat à la montagne et celui des Alpes détaillent station par station.

Les régions comparées

RégionAccès depuis le Royaume-UniSaisonBiensRepère de prix
Bretagne, Normandie, Côte d’OpaleFerries et voiture, trains depuis ParisToute l’année, été douxMaisons de pierre, villas balnéaires, manoirsMaison à Saint-Malo : 4 400 €/m²
Dordogne, Charente, LotAéroports régionaux, liaisons saisonnières, voiturePrintemps à automneFermes, maisons de maître, petits châteauxLes plus doux du dossier
Bordeaux, Arcachon, Pays basqueVols directs, TGVToute l’annéeÉchoppes, villas, maisons néo-basquesMaison à Biarritz : 7 900 €/m²
Provence, Côte d’Azur, LanguedocVols directs toute l’annéeToute l’année, hiver douxVillas, bastides, appartements bourgeoisAppartement à Nice : 4 900 €/m²
Alpes et lacsVols vers Genève et Lyon, puis routeHiver et étéAppartements de station, chaletsAppartement à Chamonix : 10 000 €/m²

Les repères sont les médianes des ventes enregistrées (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026) ; un bien avec vue, les pieds dans l’eau ou skis aux pieds se vend bien au-dessus.

L’argent : la livre, le prêt, les frais

Le prix se paie en euros, sur le compte du notaire : un acquéreur qui vend en livres fixe son taux avec un spécialiste du change, parfois des mois à l’avance, pour que la négociation obtenue sur le prix ne soit pas reprise par le marché des devises. Le dossier sur le paiement en devises explique les outils. Un prêt français reste possible : la banque demande un apport plus élevé qu’à un résident, applique une décote aux revenus en livres et veut une assurance emprunteur ; le dossier sur le prêt pour un non-résident dit ce qu’il faut réunir.

Les frais sont les mêmes que pour un Français : autour de 7 à 8 % du prix dans l’ancien, moins de 3 % dans le neuf, plus les honoraires du chasseur, dus au succès. Le coût total d’un achat pour un non-résident les pose en une minute, le jour de l’acte, chaque année et à la revente, en livres sterling si vous le souhaitez ; le dossier de pièces liste ce que le notaire et la banque demanderont à un résident britannique.

Les pièges d’un achat britannique en France

  • Pas de survey automatique : le vendeur fournit les diagnostics obligatoires, mais l’état de la toiture, de la charpente et de l’assainissement se contrôle par un expert du bâtiment, à la demande de l’acquéreur, avant l’offre.
  • La rétractation : dix jours après l’avant-contrat, sans motif ; passé ce délai, seule une condition suspensive libère.
  • La réserve héréditaire : une part de la succession revient aux enfants, sauf si le testament choisit la loi anglaise, galloise, écossaise ou nord-irlandaise, comme le règlement européen le permet à un ressortissant britannique ; le dossier sur la succession détaille.
  • Le régime matrimonial : un couple marié au Royaume-Uni achète sous un régime que le notaire français doit qualifier ; le dossier sur le régime matrimonial étranger explique les conséquences.
  • La taxe d’habitation sur la résidence secondaire, majorée jusqu’à 60 % dans les communes tendues du littoral et des stations.
  • Les 90 jours : une résidence secondaire occupée plus de 90 jours sur 180 demande un visa de long séjour, à préparer avant l’achat, pas après.

La convention fiscale franco-britannique règle la double imposition des revenus et de la plus-value ; un fiscaliste habitué aux deux pays s’y réfère dès l’achat.

Ce que Home Select fait pour un acheteur britannique

Home Select est chasseur immobilier depuis 2011 : cahier des charges en visioconférence, recherche sur tout le marché et sur les biens hors marché, pré-visites en vidéo, visites décisives regroupées en un seul voyage, négociation sur les ventes réelles, puis coordination du notaire bilingue, du courtier pour non-résidents, du spécialiste du change et du traducteur assermenté jusqu’aux clés. La page Acheter depuis l’étranger décrit ce parcours en anglais.

Les honoraires sont dus au succès uniquement : 2,5 % TTC du prix net vendeur avec l’Offre Exclusive, minimum 10 000 € TTC, ou 1,5 % TTC avec l’Offre Confidentielle pour les projets de 2 M€ et plus, plus 10 % TTC de la baisse négociée ; le détail est sur la page des honoraires.

Questions fréquentes

Un Britannique peut-il encore acheter en France après le Brexit ?

Oui, exactement comme avant : aucune autorisation n’est requise pour acheter un logement en France, quelle que soit la nationalité. Le Brexit a changé le séjour, limité à 90 jours sur 180 sans visa, le financement, un peu plus exigeant, et quelques règles de fiscalité et de succession, pas le droit d’acheter.

Combien de temps un Britannique peut-il passer dans sa résidence secondaire en France ?

Sans visa, 90 jours au plus sur toute période de 180 dans l’ensemble de l’espace Schengen. Pour y passer plus de temps, un visa de long séjour visiteur se demande avant le départ, avec des conditions de ressources et d’assurance ; il se renouvelle. Un avocat spécialisé prépare la demande ; l’achat ne la remplace pas.

Où les Britanniques achètent-ils le plus en France ?

Historiquement dans le Sud-Ouest rural, Dordogne, Charente et Lot, puis en Bretagne et en Normandie pour la proximité, en Provence et sur la Côte d’Azur pour le climat, dans les Alpes pour le ski. Les villes de Bordeaux, de Nice et d’Annecy attirent de plus en plus d’acquéreurs qui veulent une vie à l’année.

Une banque française prête-t-elle à un résident britannique ?

Oui, avec un apport plus élevé qu’à un résident, une décote sur les revenus en livres, davantage de pièces, traduites, et une assurance emprunteur. Un courtier habitué aux non-résidents met plusieurs banques en concurrence ; Home Select le présente dès le cahier des charges.

Quels prélèvements sociaux à la revente pour un résident britannique ?

Le prélèvement de solidarité de 7,5 % à la place des 17,2 % de prélèvements sociaux, sur justificatif d’affiliation à la sécurité sociale britannique, l’accord conclu avec le Royaume-Uni ayant maintenu la coordination des régimes. L’impôt sur la plus-value de 19 % s’applique par ailleurs, avec les abattements pour durée de détention.

Un Britannique peut-il choisir la loi anglaise pour sa succession en France ?

Oui. Le règlement européen sur les successions permet à tout ressortissant d’un État, membre ou non de l’Union, de soumettre sa succession à la loi de sa nationalité par une clause de son testament ; la France applique ce choix, ce qui écarte la réserve héréditaire française. Le notaire rédige cette clause avant l’achat.

Faut-il venir en France pour acheter ?

Une seule fois, pour les visites décisives regroupées, et encore : l’avant-contrat se signe souvent à distance par voie électronique, l’acte par procuration apostillée. Home Select mène la recherche, les pré-visites en vidéo et la négociation depuis le cahier des charges jusqu’aux clés.

Quelle région se revend le mieux ?

Celles où les acheteurs sont à la fois locaux et internationaux et où les ventes sont nombreuses : la Côte d’Azur, le Pays basque, Bordeaux, Annecy, les grandes stations des Alpes. Un bien isolé du Sud-Ouest rural se revend, mais plus lentement ; les ventes enregistrées, publiques en France, mesurent cette liquidité commune par commune.

La Manche, le Sud-Ouest, la Méditerranée ou les Alpes ? Décrivez votre projet : un chasseur de Home Select vous rappelle sous 24 h ouvrées pour poser la région, le budget en livres et en euros, et le calendrier, sans engagement.

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