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Où acheter en France

France, Portugal ou Espagne : où acheter une résidence secondaire ? Frais, impôts, revente, transmission

Un acquéreur qui vit hors d’Europe, ou en Europe du Nord, hésite souvent entre les trois pays du Sud-Ouest du continent. Les trois vendent du soleil, de la mer et de la pierre ancienne ; ils ne vendent ni les mêmes droits, ni les mêmes impôts, ni la même sécurité juridique. Ce dossier met côte à côte ce qu’il faut savoir avant de choisir, poste par poste, puis ce que la France apporte en plus à qui achète de loin.

La baie des Anges et la plage de Nice vues des hauteurs de la colline du Château, la promenade des Anglais et ses palmiers
Côte d’Azur - Nice - La baie des Anges vue des hauteurs

Par Jean Mascla, fondateur de Home Select Mis à jour le · 11 min de lecture

Trois pays, trois façons d’acheter

En France, un notaire unique, officier public, authentifie la vente et publie le titre : l’avant-contrat engage les deux parties, l’acquéreur dispose de dix jours de rétractation, l’acte suit deux à trois mois plus tard. En Espagne, le contrat privé d’arrhes (arras) engage dès la signature, sans délai de rétractation, et le notario authentifie l’acte sans garantir le titre comme le fait son homologue français : le registre foncier et l’avocat de l’acheteur font ce travail. Au Portugal, le contrat-promesse engage aussi fermement, et l’escritura se signe devant un notaire ou un solicitador.

  • France : un notaire, un dépôt de garantie de 5 à 10 % séquestré, dix jours de rétractation, un titre publié au fichier immobilier.
  • Espagne : des arrhes souvent de 10 %, perdues si l’acheteur renonce, doublées si le vendeur renonce ; un avocat recommandé pour vérifier charges, permis et dettes de copropriété.
  • Portugal : un contrat-promesse avec sinal, des vérifications de permis d’habitation et de dettes à mener avant, un acte devant notaire.

Combien coûte l’achat lui-même ?

Les trois pays prélèvent des droits à l’achat, mais ni au même taux ni sur la même base. Le tableau ci-dessous donne les ordres de grandeur en vigueur au 5 novembre 2026, pour un bien ancien acheté par un particulier ; le chiffrage ferme vient du notaire, du notario ou du solicitador.

PosteFranceEspagnePortugal
Droits à l’achat (ancien)Droits de mutation, autour de 5,8 % à 6,3 %ITP de 6 à 10 % selon la communauté autonomeIMT progressif, jusqu’à 7,5 % pour une résidence secondaire
Autres fraisÉmoluments du notaire, contribution de sécurité immobilière, débours : 7 à 8 % au totalNotario, registre, avocat : 1 à 2 % de plusDroit de timbre 0,8 %, notaire et registre
NeufTaxe réduite, 2 à 3 % au total, TVA incluse dans le prixTVA 10 % plus droit d’actesTVA souvent incluse, IMT dû
Délai de rétractationDix jours après l’avant-contratAucunAucun

Le simulateur des frais de notaire donne le détail français au barème 2026 ; le coût total d’un achat pour un non-résident y ajoute les honoraires, les impôts annuels et la revente.

Que paie-t-on chaque année ?

C’est le poste que les comparatifs oublient, et celui qui pèse le plus sur vingt ans. La France taxe la détention : la taxe foncière, due par tout propriétaire, et la taxe d’habitation, maintenue sur les résidences secondaires et majorée jusqu’à 60 % dans les communes tendues du littoral et de la montagne. Au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net situé en France, l’impôt sur la fortune immobilière s’ajoute, au barème progressif, pour un non-résident comme pour un résident.

L’Espagne demande l’IBI, l’équivalent de la taxe foncière, et surtout un impôt sur le revenu des non-résidents calculé sur un revenu fictif de la résidence secondaire, même inoccupée : 1,1 % ou 2 % de la valeur cadastrale, imposés à 19 % pour un résident de l’Union européenne et à 24 % pour les autres. L’impôt sur la fortune dépend de la communauté autonome, certaines l’ont réduit à zéro, et un impôt national dit de solidarité vise les patrimoines nets au-delà de 3 M€.

Le Portugal prélève l’IMI, entre 0,3 % et 0,45 % de la valeur fiscale selon la commune, et l’AIMI, un impôt additionnel sur la part de valeur fiscale qui dépasse 600 000 € par propriétaire, au-delà de laquelle les taux montent par paliers. Le dossier sur la fiscalité de détention d’un non-résident détaille le cas français ; le simulateur de l’IFI fait le calcul.

Et le jour où vous revendez ?

En France, la plus-value d’un non-résident supporte 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, ramenés à 7,5 % pour un vendeur affilié à un régime de sécurité sociale de l’Espace économique européen ou de la Suisse ; des abattements par année de détention effacent l’impôt après vingt-deux ans et les prélèvements après trente. Un vendeur résidant hors de l’Union désigne un représentant fiscal, sauf exonération.

En Espagne, l’acquéreur retient 3 % du prix et le verse au fisc pour le compte du vendeur non-résident, qui déclare ensuite sa plus-value et récupère l’éventuel trop-perçu. Au Portugal, depuis 2023, la plus-value d’un non-résident est imposée comme celle d’un résident, au barème progressif sur la moitié du gain, après la fin du régime forfaitaire antérieur.

Le calcul de la plus-value française et le dossier sur le représentant fiscal donnent les règles à jour pour la France.

Transmettre : la question que l’on pose trop tard

La France connaît la réserve héréditaire : une part du patrimoine revient aux enfants quoi qu’en dise le testament. Mais le règlement européen sur les successions permet à un étranger de soumettre toute sa succession à la loi de sa nationalité, par une clause dans son testament, et la France applique ce choix. Les droits de succession entre parents et enfants s’appliquent après un abattement de 100 000 € par enfant ; le conjoint survivant en est exonéré.

En Espagne, les droits de succession sont régionaux et varient du tout au tout d’une communauté à l’autre, certaines accordant des abattements presque complets aux proches. Au Portugal, il n’y a pas de droits de succession entre conjoints, ascendants et descendants ; les autres héritiers paient un droit de timbre de 10 %.

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Un achat donne-t-il le droit de rester ?

Non, et plus dans aucun des trois pays. Le Portugal a retiré l’immobilier des investissements ouvrant droit à son visa doré en octobre 2023 ; l’Espagne a supprimé le sien en avril 2025 ; la France n’a jamais lié un titre de séjour à un achat immobilier. Un ressortissant hors Union européenne séjourne 90 jours sur toute période de 180 dans l’espace Schengen, quel que soit le pays, et demande un visa de long séjour pour rester davantage : visa visiteur en France, visa D7 au Portugal, visa non lucratif en Espagne, chacun avec ses conditions de ressources.

Le dossier par pays de résidence dit, pays par pays, ce que l’achat change et ce qu’il ne change pas pour le séjour ; les démarches de visa relèvent d’un avocat spécialisé, que Home Select peut présenter.

Climat, accès, saison : trois Suds qui ne se ressemblent pas

La Côte d’Azur et la Provence offrent des hivers doux et une saison qui s’étire d’avril à octobre, avec une vie à l’année dans les villes ; l’Algarve et la Costa del Sol ont des hivers plus lumineux encore et des stations qui vivent surtout l’été. L’accès compte autant que le climat : un aéroport international à proximité, des liaisons directes avec le pays de résidence, une gare TGV. La France en aligne davantage que les deux autres sur ses côtes et dans ses montagnes, des Alpes au Pays basque.

  • Vivre à l’année : les grandes villes de la Méditerranée française, Nice, Aix-en-Provence, Montpellier, gardent leurs commerces, leurs écoles et leurs hôpitaux toute l’année.
  • Venir par saison : les stations des trois pays ferment une partie de leurs volets l’hiver ; les villages de l’arrière-pays français, Luberon ou Alpilles, restent habités.
  • Garder un pied-à-terre urbain : Bordeaux, Lyon ou Annecy se revendent et se louent toute l’année.

Ce que la France offre que les deux autres n’ont pas

La transparence des prix, d’abord. Chaque vente conclue en France est publiée dans la base Demandes de valeurs foncières, adresse par adresse, prix et surface compris : un acquéreur sait ce que l’immeuble voisin s’est vendu avant de faire son offre. Ni l’Espagne ni le Portugal n’ouvrent ainsi leurs registres. Sur cette base, la médiane des appartements atteint 4 900 €/m² à Nice, 4 100 €/m² à Bordeaux et 5 100 €/m² à Annecy ; celle des maisons 6 000 €/m² à Aix-en-Provence et 7 900 €/m² à Biarritz (DVF / DGFiP via data.gouv.fr, millésime octobre 2026, 12 mois à fin juin 2026).

La sécurité de l’acte, ensuite : un seul notaire, responsable sur ses propres deniers, vérifie le titre, les servitudes, l’urbanisme, les diagnostics et les dettes du vendeur avant la signature ; le dépôt de garantie dort sur un compte séquestre. Le marché, enfin : des biens de caractère, bastides, maisons de maître, chalets, hôtels particuliers, en nombre et en profondeur, dont une part se vend sans annonce. Le guide du hors-marché explique comment on y accède.

Comment choisir : six questions avant de trancher

  1. L’usage : vivre à l’année, venir par saison, ou garder un pied-à-terre que l’on prête. La réponse écarte déjà une moitié des lieux.
  2. La saison : hiver doux ou été long ? Une station qui ferme l’hiver ne convient pas à qui veut y passer Noël.
  3. L’accès : combien de vols directs depuis votre pays, combien d’escales, une gare ? Un bien que l’on rejoint mal se visite peu et se revend moins bien.
  4. La fiscalité annuelle : taxe d’habitation majorée, revenu fictif espagnol, AIMI portugais, IFI français : faites le calcul sur vingt ans, pas sur l’année de l’achat.
  5. La transmission : vos enfants, votre conjoint, la loi de votre nationalité. Ce point décide parfois du pays à lui seul.
  6. La revente : un marché profond, des ventes publiées, des acheteurs locaux et internationaux. La liquidité d’un bien se paie moins cher à l’achat qu’à la revente.

Le guide de la résidence secondaire reprend ces questions pour la France, région par région, avec les pièges propres au littoral et à la montagne.

Ce que Home Select fait pour un acquéreur qui choisit la France

Home Select est chasseur immobilier depuis 2011 : la recherche et la négociation sont menées pour le seul compte de l’acquéreur, sur tout le marché et sur les biens hors marché, avec des pré-visites en vidéo et des visites décisives regroupées en un seul voyage. Autour de l’achat, Home Select présente le notaire bilingue, le courtier pour non-résidents, le fiscaliste et le spécialiste du change habitués au pays de l’acquéreur, puis suit la signature à distance jusqu’aux clés.

Les honoraires sont dus au succès uniquement : 2,5 % TTC du prix net vendeur avec l’Offre Exclusive, minimum 10 000 € TTC, ou 1,5 % TTC avec l’Offre Confidentielle pour les projets de 2 M€ et plus, plus 10 % TTC de la baisse négociée. Le détail est sur la page des honoraires, la méthode sur la page méthode.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il acheter librement dans les trois pays ?

Oui. Aucun des trois pays ne soumet l’achat d’un logement par un étranger à une autorisation, quelle que soit la nationalité. Des règles particulières existent pour certains terrains et zones militaires en Espagne, et pour les biens agricoles en France, où une société d’aménagement foncier peut exercer un droit de préemption.

Où les frais d’achat sont-ils les plus bas ?

Dans l’ancien, les trois pays se tiennent : 7 à 8 % en France, 7 à 12 % en Espagne selon la communauté autonome une fois ajoutés le notario, le registre et l’avocat, 8 à 9 % au Portugal avec le droit de timbre. Dans le neuf, la France est nettement moins chère, autour de 2 à 3 % de droits, la TVA étant dans le prix.

Quel pays taxe le plus la détention d’une résidence secondaire ?

Cela dépend de la valeur du bien et de la région. Un bien modeste paie peu partout ; un bien de 1,5 M€ supporte en France l’IFI et une taxe d’habitation majorée, en Espagne un revenu fictif imposé et, selon la région, l’impôt sur la fortune, au Portugal l’AIMI sur la part au-delà de 600 000 €. Seul un calcul sur vingt ans, avec un fiscaliste, départage.

Acheter donne-t-il un visa ou un titre de séjour ?

Plus dans aucun des trois pays. Le Portugal a exclu l’immobilier de son visa doré en octobre 2023, l’Espagne a supprimé le sien en avril 2025 et la France n’en a jamais eu. Un séjour de plus de 90 jours sur 180 demande un visa de long séjour, avec des conditions de ressources propres à chaque pays.

Peut-on acheter à distance dans les trois pays ?

Oui, par procuration dans chacun. En France, l’avant-contrat se signe souvent à distance par voie électronique et l’acte par procuration authentique apostillée ; le délai de rétractation de dix jours protège celui qui n’a pas encore tout vérifié. En Espagne et au Portugal, le contrat privé engage dès sa signature : toutes les vérifications doivent précéder.

Comment transmettre un bien français à ses enfants quand on est étranger ?

Par testament, en choisissant la loi de sa nationalité si l’on veut échapper à la réserve héréditaire française, comme le permet le règlement européen sur les successions, ou en organisant la détention dès l’achat : démembrement, société civile, donation. Le notaire le prépare avant l’avant-contrat, pas après.

Pourquoi les prix français sont-ils publics ?

Parce que l’administration fiscale publie chaque mutation à titre onéreux dans la base Demandes de valeurs foncières, avec l’adresse, le prix, la surface et la date, depuis 2014 pour la France hors Alsace-Moselle. Home Select confronte chaque bien proposé à ces ventes, adresse par adresse, avant de fixer le prix d’une offre.

Que fait un chasseur immobilier que l’on ne fait pas seul ?

Il cherche sur tout le marché, y compris les biens qui ne sont pas annoncés, écarte ce qui ne tient pas le cahier des charges, visite en vidéo, confronte le prix aux ventes réelles, négocie, puis coordonne notaire, courtier et traducteur jusqu’aux clés. Home Select négocie 6 % en moyenne sur le prix demandé et n’est payé qu’au succès.

Vous hésitez encore entre deux pays, ou vous avez choisi la France ? Décrivez votre projet : un chasseur de Home Select vous rappelle sous 24 h ouvrées pour poser le budget, la région et le calendrier, sans engagement.

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